Photos des répétitions…

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Romeo Castellucci à propos du Combattimento di Tancredi e Clorinda

 

« La guerre et l’amour, le féminin et le masculin, la foi et le désenchantement, la mort et Eros, le vrai et le présumé, chaque élément de ce drame est divisé en deux âmes opposées par la lame du contraire.[…]

J’imagine les Madrigaux comme des sons étrangers, qui nous emportent ; des chants de vaisseaux spatiaux du futur, des diamants parfaits, aux innombrables facettes. Monteverdi apparaît alors dans une douceur calculée inconcevable. »

 

Romeo Castellucci

Mars 2000

Le collectif Médée a déménagé

Créé en 2013 et basé à Paris, s’oriente vers la recherche contemporaine au travers de textes du répertoire théâtral et de créations s’oriente vers la recherche contemporaine au travers de textes du répertoire théâtral et de créations.

C’est par une recherche physique, émotive, énergique et faisant appel à l’imaginaire de chaque comédien qu’est née notre première création.

 

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Notre projet

Une femme passe ses journées à écouter et à chantonner la même musique, «Il combattimento di Tancredi e Clorinda » de Claudio Monteverdi. Elle relate ses souvenirs d’amour avec détachement, froideur et cynisme : bien souvent, en estompant l’excuse magnifique de l’amour, elle n’y trouve plus que faiblesse insensée.

Texte : Camilla Pizzichillo et Brunella Bonetti.

Mise en scène : Brunella Bonetti et Camilla Pizzichillo.

Avec : Samir Ben Said, Guillaume Blanchon, Murielle Lemarquand, Anais Vannier, Murielle Lemarquand, Johanna Pyneeandee, Luce Rebufa.

Assistante à la mise en scène : Andrea Giovanni Verga.

Phèdre

[…]
J’ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
Pour mieux te résister, j’ai recherché ta haine.
De quoi m’ont profité mes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t’aimais pas moins.
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J’ai langui, j’ai séché, dans les feux, dans les larmes.
Il suffit de tes yeux pour t’en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis−je ? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois−tu volontaire ?
Tremblante pour un fils que je n’osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr.
Faibles projets d’un coeur trop plein de ce qu’il aime !
Hélas ! je ne t’ai pu parler que de toi−même !
Venge−toi, punis−moi d’un odieux amour ;
Digne fils du héros qui t’a donné le jour,
Délivre l’univers d’un monstre qui t’irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
Crois−moi, ce monstre affreux ne doit point t’échapper.
Voilà mon coeur : c’est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d’expier son offense,
Au−devant de ton bras je le sens qui s’avance.
Frappe. Ou si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m’envie un supplice si doux,
Ou si d’un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prête−moi ton épée.
Donne.”

Jean Racine, Phèdre

Phèdre