Prochaines représentations

 

Première le 9 juin 2013 à 20h au Médiation Art Studio Théâtre à Paris, 120bis, rue Haxo, métro Télégraphe !

Pour plus d’information : http://www.artstudiotheatre.org/spip.php?article272

Pour réserver :

mediation@artstudiotheatre.org

ou

01 42 45 73 25

 

14 et 15 juin 2013 à l’atelier CasaNova à Aubervilliers

1, 2 et 3 juillet 2013 à 21h au Théâtre de l’Orme, Paris

8, 15, 22 et 29 septembre, le 6, 13, 20 et 27 octobre 2013 à l’ABC Théâtre

« Le théâtre n’est pas quelque chose qu’il faut reconnaître. « Moi-je-vais-au-théâtre-pour-reconnaître-Shakespeare-mes études-ce que j’ai fait » : ce n’est pas comme ça. C’est un voyage dans l’inconnu, vers l’inconnu. On ne peut pas calculer ces conjonctions des éléments du possible. La pierre finale de cette alchimie est le temps. Toutes ces transformations ne sont là que pour modifier le temps, pour découvrir un autre temps. […] C’est l’expérience d’un autre temps, le théâtre. »

Les Pèlerins de la matière, Claudia et Roméo Castellucci

Le collectif Médée a déménagé

Créé en 2013 et basé à Paris, s’oriente vers la recherche contemporaine au travers de textes du répertoire théâtral et de créations s’oriente vers la recherche contemporaine au travers de textes du répertoire théâtral et de créations.

C’est par une recherche physique, émotive, énergique et faisant appel à l’imaginaire de chaque comédien qu’est née notre première création.

 

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Notre projet

Une femme passe ses journées à écouter et à chantonner la même musique, «Il combattimento di Tancredi e Clorinda » de Claudio Monteverdi. Elle relate ses souvenirs d’amour avec détachement, froideur et cynisme : bien souvent, en estompant l’excuse magnifique de l’amour, elle n’y trouve plus que faiblesse insensée.

Texte : Camilla Pizzichillo et Brunella Bonetti.

Mise en scène : Brunella Bonetti et Camilla Pizzichillo.

Avec : Samir Ben Said, Guillaume Blanchon, Murielle Lemarquand, Anais Vannier, Murielle Lemarquand, Johanna Pyneeandee, Luce Rebufa.

Assistante à la mise en scène : Andrea Giovanni Verga.

Phèdre

[…]
J’ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
Pour mieux te résister, j’ai recherché ta haine.
De quoi m’ont profité mes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t’aimais pas moins.
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J’ai langui, j’ai séché, dans les feux, dans les larmes.
Il suffit de tes yeux pour t’en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis−je ? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois−tu volontaire ?
Tremblante pour un fils que je n’osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr.
Faibles projets d’un coeur trop plein de ce qu’il aime !
Hélas ! je ne t’ai pu parler que de toi−même !
Venge−toi, punis−moi d’un odieux amour ;
Digne fils du héros qui t’a donné le jour,
Délivre l’univers d’un monstre qui t’irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
Crois−moi, ce monstre affreux ne doit point t’échapper.
Voilà mon coeur : c’est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d’expier son offense,
Au−devant de ton bras je le sens qui s’avance.
Frappe. Ou si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m’envie un supplice si doux,
Ou si d’un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prête−moi ton épée.
Donne.”

Jean Racine, Phèdre

Phèdre